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L'Eglise et les personnes âgées
 
Annonce envoyée par e-mail Le rite romain de l'Eucharistie pour les diocèses zaïrois Envoyé à :   Tous   Par :  Fossion André
Publiée le : Mercredi 04 Décembre 2019

 Bonjour; veuillez trouver ci-dessous une chronique des Vatican News qui, je pense, intéressera beaucoup de nos lecteurs, en particulier ceux et celles qui sont d'origine africaine.

Bien à vous.

André Fossion s.j.

Vatican News
www.vaticannews.va

A propos du rite romain pour les diocèses du Zaïre

Le Pape François a célébré une eucharistie aux couleurs africaines avec la communauté congolaise à Rome dans un rite peu connu du grand public : le rite romain pour les diocèses du Zaïre. L’article en donne quelques caractéristiques importantes.

Camille Mukoso, SJ– Cité du Vatican

Le dimanche 1er décembre 2019, le Pape François a présidé une messe avec la communauté congolaise à Rome dans un rite sinon inédit, du moins peu connu du grand public : le rite romain pour les diocèses du Zaïre. Pour d’aucuns, cette messe, aux couleurs africaines, aurait porté en plein jour la culture d’un peuple avide de sautiller au rythme séducteur du tam-tam. Mais, qu’est-ce que vraiment le rite romain pour les diocèses du Zaïre ? Faut-il le comprendre au seul niveau culturel ? Ne serait-il pas mieux de dépasser l’apparence folklorique pour cerner le sens et l’essence de ce rite ?

Un rite inculturé, en réponse aux besoins de la population

D’entrée de jeu, il est non moins important de souligner que le rite congolais ou zaïrois, comme d’aucuns l’appellent, est une adaptation du rite romain ordinaire. Il est le fruit d’un long processus de dialogue entre l’épiscopat congolais (zaïrois) et Rome, dans le contexte de l’inculturation, visant à ouvrir la liturgie aux valeurs culturelles du peuple zaïrois. Dès son origine, il s’est voulu une réponse aux besoins de la société et aux signes des temps, l’objectif étant de faire progresser la vie chrétienne de jour en jour chez les fidèles. D’ailleurs, le nom "Zaïre" avec lequel ce rite est connu s’inscrit dans cette perspective.

Un rite spécifiquement congolais, sans empêtrer l’unité de l’Eglise

En effet, lorsqu’en avril 1988, la congrégation pour le Culte Divin l’approuve, l’actuelle République démocratique du Congo portait le nom du Zaïre dont la signification s’apparente au mot « Nzadi » signifiant « fleuve », ou tout simplement « rivière qui engloutit toutes les autres rivières », une des désignations génériques du fleuve Congo. A vrai dire, c’est un peuple particulier d’Afrique qui se trouve par-là désigné. Dans ce sens, il ne convient pas de parler de rite africain, l’Afrique étant un continent multiculturel. De même, il n’est pas l’apanage des seuls congolais, car ce rite est une porte ouverte à l’universel, sans empêtrer l’unité de l’Eglise.

Pour une participation active des fidèles

C’est dans cet esprit que les textes et les rituels tiennent compte de la tradition stylistique orale africaine. L’insistance est mise sur la participation active des fidèles chrétiens à la célébration du Saint Mystère de l’Eucharistique. Tel est par exemple le cas des mouvements rythmiques accompagnés des danses qui ornent la célébration des chants souvent accompagnés de tambours et d’autres instruments traditionnels. Loin d’être un simple trémoussement, la danse qui s’ajoute à la prière, est une expression culturelle à l’image de la palabre africaine. Ce n’est donc plus seulement tout homme qui prend part à la célébration eucharistique, mais tout l’homme.

A l’image de la palabre africaine

Dans la palabre africaine, en effet, celui qui prend la parole dans l’assemblée doit être autorisé par celui qui préside, le Chef. C’est ainsi que les lecteurs s’inclinent devant le prêtre qui représente le Christ et lui demande sa bénédiction. Des prières sont prononcées selon la tradition ancestrale : la litanie des ancêtres au cœur droit, la préface particulière et le rite pénitentiel placé après le credo. Il convient de signaler que cette invocation des ancêtres au cœur droit n’a été rendue possible que grâce l’ouverture que crée le Concile Vatican II, notamment dans la constitution dogmatique sur la liturgie, Sacrosanctum concilium.

L’Église, dans les domaines qui ne touchent pas la foi ou le bien de toute la communauté, ne désire pas, même dans la liturgie, imposer la forme rigide d’un libellé unique : bien au contraire, elle cultive les qualités et les dons des divers peuples et elle les développe ; tout ce qui, dans les mœurs, n’est pas indissolublement lié à des superstitions et à des erreurs, elle l’apprécie avec bienveillance et, si elle peut, elle en assure la parfaite conservation ; qui plus est, elle l’admet parfois dans la liturgie elle-même, pourvu que cela s’harmonise avec les principes d’un véritable et authentique esprit liturgique. Sacrosanctum concilium n° 37.

Au-delà de l'apparence folklorique

Mais, il faudrait aussi reconnaitre que l’invocation des ancêtres dans le rite zaïrois n’est pas totalement le propre de l’Afrique. Nous retrouvons cette pratique chez les peuples d’Israël avec la vénération des patriarches. Il est vrai qu’il n’y a pas de culte des ancêtres dans la Bible. On le sait très bien, la Torah a centré la religion sur un monothéisme absolu dont la résonance se fait sentir dans le premier commandement du Décalogue, légué par Moïse au peuple élu (Ex 20, 3). Et pourtant, le souvenir des patriarches reste une mémoire active et vivace dans le chef des Juifs. En fait, c’est en référence à ces patriarches que Yahvé se présente à Moïse dans le buisson ardent (EX. 3, 6). On l’aurait compris, situer la question de l’invocation des ancêtres à ce point permet non seulement de cerner l’élément essentiel à ce rite, mais aussi écarter la dimension folklorique, et partant, avoir un soubassement théologique d’un élément important dans cette manière de célébrer l’eucharistie.

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Annonce envoyée par e-mail C'est juste! Envoyé à :   Tous   Par :  Fossion André
Publiée le : Samedi 23 Novembre 2019

 Chères amies, chers amis, 

Vous trouverez sur Lumen online (http://www.lumenonline.net), dans les "nouveautés du mois", une lecture du commentaire de l'évangile de la fête du Christ Roi.

Cette lecture a été rédigée par Jean-Paul Laurent s.j. 

Cordialement en vous souhaitant déjà une bonne période d'Avent.

André Fossion

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C'est juste! Envoyé à :   Tous   Par :  Fossion André
Publiée le : Samedi 23 Novembre 2019

 Chères amies, chers amis, 

Vous trouverez sur Lumen online (http://www.lumenonline.net), dans les "nouveautés du mois", une lecture du commentaire de l'évangile de la fête du Christ Roi.

Cette lecture a été rédigée par Jean-Paul Laurent s.j. 

Cordialement en vous souhaitant déjà une bonne période d'Avent.

André Fossion 

 

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Annonce envoyée par e-mail L'Eglise et les personnes âgées Envoyé à :   Tous   Par :  Fossion André
Publiée le : Lundi 28 Octobre 2019

 Chères amies, chers amis, 

Vous trouverez sur Lumen Vitae online  le sommaire du dernier numéro de la revue Lumen Vitae sur le thème "L'Eglise et les personnes âgées".  Herni Derroitte écrit dans son éditorial : "La sagesse des aînés, leur spiritualité propre, leur témoignage montrant avec simplicité qu'il est possible de tenir dans la foi une vie entière, d'aborder sa propre fin de vie dans un état d'esprit apaisé et confiant, voilà autant de traits qui sont authentiquement associés à l'édification du corps ecclésial.(...) Et que deviendraient nos célébrations dominicales si, par hypothèse absurde, on en retirait tous les fidéles qui constituent la cohorte des 3 x 20 et des 4 x 20? (...) Que deviendrait l'Eglise sans tous ces bénévoles qui la font voir, qui la font vivre?"

Vous trouverez également sur Lumen online le témoignage d'un sage précisément, celui de Paul Tihon, jésuite, professeur émérite du Centre International Lumen Vitae, qui confie ses réflexions à la revue L'Appel (septembre 2019) sur "le sacré totalement absent de l'Evangile". "L'ensemble des pouvoirs concentrés sur le clergé ne peut que produire un effet de caste. (...) Le cléricalisme, dit-il, est un système global qui a permis à l'Eglise de mettre en place des mécanismes qui rendent très difficile l'annonce de l'évangile à la société en changement rapide et mondialisée. Dans l'évangile, le pouvoir est la grande tentation. Quand on l'a, on s'y accroche, quitte à modifier les règles du jeu pour le conserver. L'Eglise fonctionne dès lors comme un mini-Etat parmi les plus centralisés sur la planète. (...) Ce que l'on peut espérer, c'est qu'il y ait une conversion, une prise de conscience réelle du mal qui a été fait. Non seulement le pape mais aussi des épiscopats ont pris des mesures allant dans ce sens".  Le synode pour l'Amazonie qui vient de s'achever confirme heureusement cette orientation.

Vous pourrez ouvrir ces documents dans les "Nouveautés du mois" du site à l'adresse http://www.lumenonline.net 

Avec mes salutations cordiales.

André Fossion s.j.

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